Au cœur de trois partenariats dynamiques

Au cœur de trois partenariats dynamiques

À la fin mars, la conceptrice pédagogique Katrina Street, la gestionnaire des communications Patty Attwell, accompagnées d’un vidéographe et d’un photographe, se sont rendues dans trois classes vivantes. Leur objectif consistait à interviewer le personnel, les étudiant.e.s et les résident.e.s pour préparer une ressource de formation sur l’accueil et l’intégration à l’intention des nouveaux partenaires. Ces visites ont permis aux partenaires à la source de ces diverses classes vivantes de communiquer comment ils avaient mis en place leur programme et assuré sa poursuite et sa durabilité. Voici quelques observations dégagées de ces visites.

Le Foyer Richelieu de soins de longue durée et le collège La Cité

La classe vivante qui se déroule au Foyer Richelieu Welland est un exemple de résilience et de renouveau qui s’illustre de plusieurs façons. Le Foyer a récemment quitté ses anciens locaux pour emménager dans un imposant nouvel immeuble à proximité. Les plans du nouvel emplacement prévoient la création d’un édifice distinct qui logera bientôt la classe vivante. En attendant, celle-ci s’est temporairement installée dans le sous-sol d’une église à quelques rues de là, où le programme reste florissant malgré l’espace restreint.

Les 15 étudiant.e.s, surtout composés de nouveaux venus d’Haïti et reflet de la grande communauté francophone de cette ville, ont su tirer le meilleur parti de leur emplacement temporaire. Ils font du bénévolat lors d’événements organisés pour les personnes âgées dans la salle paroissiale contiguë. Des photos prises pendant une fête toute récente célébrant la Saint-Patrick les dévoilent alors qu’ils prennent part à la mise en place, à la décoration de la salle et au service des repas. En outre, ils se réjouissent de participer à des cours de danse qui se donneront bientôt au groupe de personnes âgées. Plusieurs des PSSP en formation n’ont pas de famille au Canada, et se sont liés, par ces services rendus, à une communauté qui a su les accueillir.

Le personnel du Foyer Richelieu ne tarit pas d’éloges à l’endroit de ces futurs PSSP. Les résident.e.s y sont en grande partie francophones, et tous bénéficient d’un afflux de nouveaux diplômés parlant leur langue, déjà familiers avec les résident.e.s du foyer et le milieu des personnes âgées de Welland.

Nous remercions tout particulièrement Raymonde Fanfan (coordonnatrice de la classe vivante), Manon Gaudreau (coordonnatrice des ressources humaines) ainsi que Valérie Chartrand (directrice des services de soutien et des RH) qui nous ont permis de visiter leur classe vivante et d’y tourner une vidéo. Voici les étudiant.e.s du Foyer Richelieu :

Le foyer Fairview Mennonite et centres St. Louis Adult Learning and Continuing Education

Ce partenariat, à Cambridge, avait adopté une approche de classe vivante avant même l’avènement de son programme subventionné, qui s’améliore maintenant d’année en année. Les étudiant.e.s étudient au sous-sol de l’immeuble du foyer Fairview, où ils disposent d’un grand espace logeant une classe dotée de lits de laboratoire, une salle distincte renfermant d’autres équipements de simulation clinique, ainsi qu’une aire de repos de grande taille qui partage des espaces avec ceux des résident.e.s tels une petite salle de jeu de cinq quilles et des tables de billard. Le groupe du centre St. Louis se compose de 19 étudiant.e.s, soit le plus nombreux que nous ayons visité. Le programme, très populaire, offre actuellement une classe de jour et s’adresse à une cohorte distincte en soirée.

Les étudiant.e.s suivant la formation de PSSP sont tous adultes. Certains en sont à leur première carrière, d’autres ont changé d’orientation. Nous avons croisé la gestionnaire du programme, Ashley Voisin, qui remplissait le réfrigérateur et le garde-manger de ce que les initiés nomment « la cuisine du cœur » dans l’aire de repos des étudiant.e.s. Elle nous explique qu’au fil des ans, le personnel a pu remarquer des étudiant.e.s qui n’avaient rien à manger le midi et n’avaient sans doute pas déjeuné le matin. C’est alors qu’on a décidé de consacrer une partie du financement global à des denrées offertes sans poser de questions, faciles d’accès et prêtes à manger comme du yogourt, des bâtonnets de fromage et du gruau instantané. Ces petits gestes de bonté permettent à la cohorte étudiante de se concentrer sur ses apprentissages, en affrontant un obstacle de moins à son épanouissement, ce qui a un effet manifeste sur la joie collective qui règne dans la salle de classe.

Au cours de notre visite, Caroline, une ancienne diplômée du programme de classe vivante recrutée par le foyer, faisait la démonstration d’un bain donné à une personne ayant besoin d’être levée dans l’une des vraies baignoires du foyer. La petite cohorte se concentrait sur l’observation du procédé jusque dans ses infimes détails, comme l’emploi de plusieurs serviettes pour garder la personne drapée bien au chaud et respecter sa dignité. Il était évident que ces étudiant.e.s assimilaient ce qu’ils voyaient, qu’ils apprenaient ce qu’était l’excellence clinique, tout autant que l’empathie devant être démontrée à chaque personne qui leur serait confiée.

Nous remercions tout particulièrement Michele Breault (gestionnaire de programme, Partenariats et propositions), Jill Corkery (coordonnatrice des classes vivantes) et Bella Monger (coordonnatrice du placement étudiant), qui nous ont permis de visiter leur classe vivante et d’y tourner une vidéo. Voici les étudiant.e.s de Fairview :

Le village Ina Grafton Gage de Niagara et le triOS College

Cette classe vivante se déroule dans un ensemble de salles modernes et spacieuses situées au sous-sol du foyer de soins de longue durée Ina Grafton Gage de Niagara à St. Catharines. Ses huit étudiant.e.s venaient tout juste d’entamer le programme quelques jours avant notre passage et travaillaient en classe à du matériel d’orientation. Nous avons pu observer plusieurs simulations en laboratoire en compagnie d’autres étudiant.e.s finissants. Tous étaient attentionnés et dévoués à leur rôle, comme le démontraient leur comportement bienveillant dans le laboratoire ainsi que leurs gestes spontanés dans le foyer. Au moment où notre groupe se tenait dans le couloir en attendant de parler à une personne résidente, une cloche d’alarme s’est mise à retentir. Sans hésiter, l’une des étudiantes s’est excusée pour se diriger vers la chambre où l’alarme avait été déclenchée pour prêter assistance. Dans la même veine, une ancienne étudiante du programme, membre du personnel du foyer, nous a confié que même si elle vivait à présent très loin de sa famille, elle trouvait du réconfort et une raison d’être auprès des résident.e.s, qu’elle traitait tout comme s’ils étaient ses propres grands-parents.  

La responsable des Ressources humaines du foyer ne tarissait pas d’éloges à l’endroit du programme et de la solution qu’il apportait aux enjeux de recrutement et de fidélisation du personnel qui sévissaient auparavant dans le foyer. Depuis que celui-ci accueillait la classe vivante avec le triOS College, on avait pu doter l’établissement d’une équipe complète de PSSP, nous a-t-elle expliqué, et même recommander des diplômé.e.s talentueux ailleurs dans la communauté, soit dans un autre foyer de soins de longue durée et pour les activités de la Marche des dix sous de l’Ontario. Les taux de roulement qui avaient assombri la période succédant à la COVID-19 ne constituaient plus un problème, puisqu’on connaissait maintenant les personnes qu’on recrutait, ainsi que leurs compétences et, de façon plus intime, leur éthique du travail. Aussi, les étudiant.e.s diplômé.e.s savaient exactement à quoi s’attendre, connaissaient le personnel avec lequel ils travailleraient, tout comme les 40 personnes résidant dans l’établissement. L’écosystème bénéfique qu’a créé la classe vivante a vraiment changé la vie quotidienne du personnel du foyer et celle des personnes qui y résident.

Nous remercions tout particulièrement Michael Bianchi (spécialiste du soutien aux ressources humaines), Claudia D’Jesus (administratrice du FSLD, Ressources humaines et services d’étudiants et de bénévoles), Jody Anderson (coordonnatrice, Prévention et contrôle des infections) ainsi que Sabrina Ungor (enseignante de triOS) qui nous ont permis de visiter leur classe vivante et d’y tourner une vidéo. Voici les étudiant.e.s de Niagara Ina Grafton Gage :

Pour l’équipe des classes vivantes du RIA (Research Institute for Aging), il est toujours gratifiant de visiter les lieux où ces classes se déroulent. Dans un monde où peuvent régner le chaos et la dissension, ces trois FSLD ont révélé ce que la nature humaine sait faire de mieux. Même si les étudiant.e.s, les enseignants et le personnel diffèrent d’un établissement à l’autre, ils se ressemblent par leur profond engagement envers la bienveillance, le dévouement et le respect de la dignité humaine.


Previous post
Next post