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  • La classe vivante

Unlock the potential. Open the door to the living classroom.

Établir les bases de la classe vivante : (4) Officialiser la collaboration, (5) S’engager à fournir l’espace physique pour la classe vivante, (6) Créer des protocoles opératoires normalisés et des ententes officielles

Une classe vivante exige une planification rigoureuse et des discussions sur l’entente, suivies d’ententes documentées et signées. Bien que ces ententes exigent beaucoup de temps et une planification minutieuse, elles sont importantes pour la réussite de toute collaboration officielle. Par conséquent, nous vous recommandons d’avoir un plan de viabilité opérationnelle, un plan de collaboration, la conception matérielle de la classe vivante, des procédures d’uniformisation normalisées et des ententes officielles en place avant le début de la phase de mise en œuvre.


Officialiser la collaboration

Une fois que les deux organismes ont confirmé que la classe vivante est viable et se sont entendus sur des valeurs communes et un énoncé de mission, il est temps de commencer à penser à la relation d’affaires pour la classe vivante. Il existe de nombreux types de relations d’affaires, et chacune a ses avantages et ses inconvénients. Le tableau 5 différencie ces diverses formes de relations d’affaires (adapté de Mattesich, 2001).

Tableau 5 : Relations d’affaires pour la classe vivante

Tableau 5 : Relations d’affaires pour la classe vivante

Éléments essentiels de l’organisation des entreprisesCoopérationCoordinationCollaboration
Vision et relationsObjectifs indépendants

Aucune limite de temps

Pas de mission ou d’effort de planification clairs
Objectifs interdépendants

Souvent axés sur un projet à la fois, objectifs à court terme
Les organismes travaillent ensemble à une mission commune

Travail sur un ou plusieurs projets pour des résultats à long terme
Structure, responsabilités et communicationChaque organisme fonctionne individuellement

Les renseignements sont donnés en cas de nécessité seulement
Communications structurées

Transmission formelle des renseignements émanant de projets
Plusieurs canaux de communication

Échange tacite de renseignements
Autorité et responsabilitéLe pouvoir reste entre les mains de chaque organismeL’autorité et la responsabilité incombent à chaque organisme, mais il est nécessaire de se doter d’une certaine coordination et gestionTous les organismes font face aux mêmes risques
Ressources et récompensesLes ressources et les récompenses restent dans chaque organismeLes récompenses sont reconnues d’un commun accord par les organismesD’un accord commun, les ressources et les récompenses profitent aux organismes impliqués

Notre expérience nous a permis de constater qu’une relation d’affaires axée sur la collaboration était ce qu’il y a de mieux pour notre classe vivante.

« Une collaboration est une association de deux partenaires ou de plusieurs partenaires différents (personnes, organismes, réseaux) provenant de divers secteurs, groupes ou quartiers qui travaillent ensemble à la réalisation d’objectifs communs. La collaboration consiste à établir, à entretenir et à maintenir des relations mutuellement bénéfiques entre les personnes et l’organisme afin d’atteindre des objectifs communs qui profiteront à toutes les parties » (Graham et Mollenhauer, 2011).

La collaboration est une structure idéale pour la classe vivante pour plusieurs raisons :

Premièrement, la collaboration exige le partage des ressources. Par rapport à la classe vivante, un établissement postsecondaire et un foyer de SLD ont tous deux quelque chose d’unique à offrir à la classe vivante, ce qui rend la collaboration plus grande que la somme de ses parties. Par exemple, un établissement postsecondaire amène des professeurs chevronnés, son programme d’études et des étudiants à la recherche d’une formation en soins aux aînés. Un foyer de SLD amène une équipe de professionnels de la santé, des mentors, des résidents et leur famille, un environnement de SLD et des pratiques en temps réel dans la prestation de soins et de services aux aînés. Pour que la classe vivante puisse devenir la meilleure possible, un foyer de SLD et un établissement postsecondaire doivent être prêts à partager leurs ressources et leur expertise.

Deuxièmement, une collaboration exige un niveau élevé de confiance mutuelle entre un établissement postsecondaire et un foyer de SLD. Un établissement postsecondaire et un foyer de SLD qui développent une relation de confiance ont les caractéristiques suivantes (Ontario Association of Residents’ Councils, 2012) :

  • ils ont hâte de travailler en équipe;
  • ils apprécient les compétences et les expériences de chacun et en tirent parti;
  • ils connaissent leurs limites et leurs forces et n’ont pas peur de demander de l’aide ou du soutien;
  • ils offrent et acceptent des excuses sans hésitation;
  • ils acceptent les questions et les remarques sur leurs domaines de responsabilité;
  • ils consacrent leur temps et leur énergie à des questions importantes, pas à la politique;
  • ils sont inclusifs;
  • ils accordent le bénéfice du doute aux autres avant d’en arriver à une conclusion;
  • ils prennent des risques en offrant de la rétroaction et de l’aide.

Troisièmement, une collaboration exige l’établissement de voies de communication solides, non seulement entre les organismes collaborateurs, mais aussi entre les intervenants internes et externes. Une collaboration entre un établissement postsecondaire et un foyer de SLD peut mettre à profit son cercle existant d’intervenants qui se consacrent au soutien des connaissances, des aptitudes et des compétences en milieu de travail des étudiants. Les intervenants internes comprennent l’équipe de SLD, les résidents et les membres de la famille, qui profitent tous directement de la classe vivante en contribuant à l’apprentissage des étudiants tout en perfectionnant leurs propres pratiques et en participant à des activités enrichissantes. Parmi les autres intervenants internes, il y a les étudiants et les professeurs de l’établissement postsecondaire, qui bénéficient d’un accès à un environnement favorable qui appuie l’apprentissage prêt à l’emploi.

Entre-temps, les intervenants externes comprennent d’autres foyers de SLD, qui profitent de la classe en ayant accès à un plus grand nombre de diplômés qui sont intéressés et disponibles pour se joindre à la main-d’œuvre en SLD. Les organismes communautaires sont aussi considérés comme des intervenants externes, car ils profitent de la classe vivante en ayant accès aux environnements d’apprentissage, aux laboratoires de simulation, aux classes et aux ressources, lorsqu’ils ne sont pas utilisés par la classe vivante, ce qui peut renforcer l’esprit communautaire et la capacité d’une variété de groupes.

Quatrièmement, comme pour chaque entreprise et nouvelle collaboration, le risque, le pouvoir et les récompenses sont répartis également. Cela facilite une relation saine et à long terme entre les deux organismes. La planification, la mise en œuvre, la promotion et l’évaluation de la classe vivante sont un engagement à long terme qui exige qu’un foyer de SLD et un établissement postsecondaire demeurent décidés à réaliser la vision et la mission de la classe vivante, ainsi que des engagements permanents en matière de ressources (financières, en personnel, en expertise et en espace).

Pour en savoir plus sur les raisons pour lesquelles le Collège Conestoga et les Villages Schlegel ont utilisé ce modèle (voir l’histoire ci-dessous).


Notre histoire de collaboration

Le Collège Conestoga et les Villages Schlegel avaient tous deux quelque chose que l’autre organisme admirait et désirait. Le collège travaille avec des professeurs qui ont une grande expertise en matière d’enseignement de la gérontologie et d’élaboration de plan de cours. Les Villages Schlegel jouissent d’une excellente réputation en tant que principal fournisseur de SLD avec plus de 3 500 résidents et une équipe de plus de 3 800 membres. Aux Villages Schlegel, le recrutement d’excellents membres pour faire partie de l’équipe est une priorité, le but étant d’être reconnus comme un employeur de choix pour les préposés aux services de soutien à la personne et les infirmières auxiliaires.

Depuis 2006, le Collège Conestoga et les Villages Schlegel entretiennent des liens axés sur une formation mutuellement profitable et l’élaboration de pratiques. Notre collaboration pour créer des classes vivantes était logique puisque nous avions une vision commune pour résoudre les défis actuels auxquels font face les établissements postsecondaires et les foyers de SLD. Les photos ci-dessous montrent les nombreux acteurs qui ont participé à la création et au maintien de cette relation de collaboration.

Chefs de file de divers organismes déterminés à collaborer en matière d’éducation sur les services

Gestion commune grâce à des relations à long terme
Ces personnes sont à la tête de Conestoga, des Villages Schlegel et de l’Institut de recherche sur le vieillissement de Schlegel-UW, et jouent un rôle central dans la mise en place des fondements financiers et juridiques du programme. Trois de ces personnes (une de chaque organisme) travaillent ensemble depuis neuf ans. Les valeurs communes liées à l’innovation et au gain mutuel ont soutenu la classe vivante beau temps mauvais temps.

Équipe de mise en œuvre au Village de Riverside Glen

Valeurs et objectifs communs avec un engagement envers le travail d’équipe
Voici l’équipe de la classe vivante du Village de Riverside Glen. La participation continue de l’établissement postsecondaire et du foyer de SLD, les processus administratifs (rationalisés sur cinq ans) et la gestion sur place pour mobiliser les nouveaux membres de l’équipe créent de l’énergie et un élan positif, en plus de faciliter les relations de travail.

Équipe de mise en œuvre au Village d’University Gates

Miser sur le succès
Il s’agit de la nouvelle équipe du Schlegel Centre of Excellence for Innovation in Aging à Waterloo, en Ontario. Cette équipe et la classe vivante ont pris forme rapidement puisque tous les collaborateurs ont l’avantage d’apprendre de Riverside Glen.